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Oublier la Révolution tranquille retour à la page précédente

sous-titre : Pour une nouvelle socialité
auteur(s) : Gilles Paquet
collection :
format : 6 x 9 po; 15 x 23 cm
nombre de pages : 162
prix : 23 $ CAD
date de parution : avril 1999
isbn : 978-2-921569-65-1
disponibilité au Canada : (code produit : 9782921569651 )
disponibilité en France : (code produit : nd )
disponibilité en Suisse : (code produit : nd )
Aperçu
L’idée selon laquelle la Révolution tranquille constitue le moment où le Québec, se débarrassant enfin du corset d’une tradition sclérosée, entre corps et âme dans la modernité libératrice modèle depuis quarante ans l’imaginaire québécois. Or, cette vision des choses n’est pas seulement erronée, elle est funeste. Elle est fausse en ceci que, comme divers travaux d’histoire et de sociologie le montrent depuis longtemps déjà, le retard de la société canadienne-française avant 1960 relève plus de l’invention que de la réalité. Mais elle est aussi funeste, car elle cautionne une entreprise qui a, en même temps qu’elle laissait l’État envahir la vie des Québécois, «mis en place un processus de décapitalisation sociale, d’érosion du soubassement social, qui a eu des effets néfastes sur la croissance économique du Québec, son bien-être et son progrès».
À travers cette critique radicale de la Révolution tranquille — de l’historiographie qui la fonde aussi bien que de la pratique qui l’incarne —, Gilles Paquet entend en fait retrouver ce que celle-ci a oublié, érodé ou détruit, c’est-à-dire le capital communautaire concret et pluriel qui assure à la socioéconomie sens et dynamisme.

Vedette matière: structure sociale, histoire sociale, Québec
Auteur(s) : Gilles Paquet
Gilles Paquet est professeur émérite et chercheur associé à l’École d’études politiques de l’université d’Ottawa. Économiste, journaliste, il a publié ou dirigé plusieurs ouvrages et écrit un grand nombre d’articles scientifiques. Aux éditions Liber il a publié Oublier la Révolution tranquille (1999), Pathologies de gouvernance (2004, épuisé) et Gouvernance: une invitation à la subversion (2005).